Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 12:50

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1.- Braine l'Alleud.
2.- Charte
3.- Statistiques.
4.- Infos.
5.- People.
6.-Filière libre (suite).
 7.- Les meilleurs logiciels pour internet.
8.- Cours de langue de bois.
 

 

                                         1.-Braine l' Alleud.

  Activité de L&E B.W. Braine l’Alleud en collaboration avec le S.A.N.

 

8 mars 2008, un samedi où l’on parle dans le monde entier, de la fête des femmes, celles qui rappellent leur volonté de contribution pour tout ce qu’il y a à construire et à considérer en faveur d’une évolution plus consciente de l’humanité.

Braine l’Alleud pour ce jour, diffuse de la musique dans ses rues peu encombrées ; il fait encore un peu froid. Ne connaissant pas l’endroit ni la commune, je suis venue seule en éclaireur deux heures plus tôt, pour apporter une large assiette et l’ai posée sur une des tables vierges où Cécile et d’autres membres de Lire et Ecrire Brabant Wallon et du S.A.N., je suppose, disposaient nappes et décorations. Maintenant, deux de mes apprenants m’accompagnent. Nous poussons la porte de la Salle de la Closière. Il y a du monde. La diversité vestimentaire de ces dames et messieurs de trois générations et des enfants qui se sont mis sur leur trente et un, sont les indicateurs de leurs pays d’origine que l’on peut atteindre certes plus facilement par un doigt pointé sur les deux dimensions seulement d’une carte géographique. Le regard et l’intérêt ne s’arrêtent donc plus à l’horizon. Ils le dépassent largement.

J’entends Pierre au micro. Il anime l’événement d’aujourd’hui, l’échange. Comme nous sommes arrivés plus tard et que les présentations des invités avaient été faites, Pierre termine par mentionner et saluer mes hôtes qui s’aperçoivent qu’il y a là, d’autres compatriotes à eux. Nous trouvons des chaises et nous nous installons.

Curieuse et gourmande, je jette un œil sur la table du fond. Elle est remplie de victuailles préparées par tout un chacun, symboles culinaires de chaque terroir, le nôtre y compris. Le joyeux visage de Jean-Claude Demuyser qui prend des photos me rejoint : « Quand j’ai vu les sushi, je savais que tu serais là. N’oublie pas de goûter mes muffins au chocolat. »

La musique et le brouhaha de l’instant s’estompent quelque peu. Sofia annonce le spectacle, but de notre visite : une pièce de théâtre jouée par six ou sept apprenants de son groupe local. Mon cœur se pince un peu ; je m’inquiète pour mes hôtes qui ne connaissent personne ici ; vont-ils comprendre la pièce ? Vont-ils se plaire en prenant chaque instant dans la capacité d’ouverture que je leur espère ? Ne vont-ils pas craindre Dieu sait quoi qui fait retour à de mauvais souvenirs ou à l’angoisse du futur ?

La pièce commence. Je tends l’oreille car la langue française placée dans une bouche asiatique qui demande la réplique d’une bouche provenant d’Europe de l’Est ou d’autres régions du globe, prend des accents nouveaux, une réalité nouvelle. Je guette furtivement l’attitude de mes hôtes : leur attention tend vers la même concentration. La pièce se poursuit. Tout me semble cohérent. Les artistes prennent beaucoup de plaisir et le communiquent. Les dialogues sont bien tenus. Puis, tout à coup, au bas de l’estrade à droite, je remarque Sofia dont les lèvres articulent largement, en parfaite synchronisation, comme un souffleur silencieux, toutes les phrases qui ont dû être répétées cent fois au moins tellement elles coulaient de source chez les artistes. Cette cohésion maître à élèves et vice versa me réchauffe le cœur.

Quand la pièce finit, que les artistes sont applaudis, je récapitule : je suis sidérée du résultat, du travail qui a été produit.

Pendant que les participants se servent et mangent, je me faufile ici et là pour leur parler, les entendre me dire les efforts qu’ils ont fourni pour faire le succès de cette pièce et de cette fête. Je rejoins mes apprenants et j’attends patiemment qu’ils me communiquent quelque chose. Le monsieur un peu plus tard, me transmet en me demandant confirmation, ce qu’il a compris du spectacle. C’est fidèle à la pièce. Il s’entretient avec sa femme qui semble satisfaite. Je ne leur ai pas vu de signe d’impatience mais un certain bien-être. Les muffins de Jean ont été entre nos doigts après avoir goûté une assiette remplie « d’un petit peu de tout » comme dit la publicité sur les fromages belges.

Le lundi qui a suivi, mes apprenants ont parlé spontanément de cet après-midi pour en faire un petit rapport aux absents qui étaient curieux. Nous avons exploité ce moment pour relancer les améliorations et corrections à apporter aux difficultés de la langue française.

 

Mars, 2008

 

undefined Marie Ito  

                          Espace Trait d’Union

                          Groupe local de La Hulpe


Photo-011-copie-1.jpg                          les artistes

    Photo-013-copie-2.jpg              Photo-012-copie-1.jpg

         

                                              2.- Charte 

 

la-charte-L---E-copie-1.jpg Convention entre Lire et Ecrire Brabant wallon et les formateurs « volontaires » de la régionale.

 

Depuis 1999, les personnes qui deviennent volontaires à Lire et Ecrire Brabant wallon signent une Convention qui reprend les « droits et devoirs » de chacune des parties.

 

Au départ, le texte a été élaboré après une série de discussions et de rencontres au sein des groupes locaux. La version originale a été retravaillée au fil des années afin d’adapter le texte à l’évolution de nos pratiques.

 

Après la formation de base, il est demandé à chaque volontaire de signer cette « Charte ». Elle formalise son engagement au sein de l’A.S.B.L.

       

        En effet, il nous paraît important de travailler dans le même esprit, d’avoir une action cohérente, même si nos pratiques diffèrent parfois en fonction des réalités de terrain, des apprenants et de nous-mêmes.

 

 

Lire et Ecrire Brabant wallon

 

Charte des formateurs volontaires

 

La raison d'être

Les objectifs visés

Les principes pédagogiques

 

 

Lire et Ecrire, c'est exprimer.

Lire et Ecrire, c'est ouvrir des portes et s'ouvrir aux autres.

Connaître, savoir et vouloir.

 

 

         Rien de plus simple, à première vue, que d'apprendre à lire et à écrire à des adultes... Rien de plus complexe à l'expérience... Surtout si on ambitionne que ces adultes puissent transférer leurs acquis dans l'univers qui leur est propre.

 

Le but n'est pas d'alphabétiser pour alphabétiser mais bien que cette alphabétisation serve dans le processus d'autonomisation des individus. C'est l'ensemble de la personne qu'il faut aider à évoluer et à progresser dans sa relation avec l'extérieur. Or, entrer en formation, c'est parvenir à quitter une situation maîtrisée, celle où son handicap a pu être contourné, pour aller vers l'inconnu. Si la démarche est courageuse, beaucoup d'appréhension, de doutes et de méfiance persistent: "en serai-je capable, moi qui ai toujours échoué?", "à quoi cela va-t-il me servir puisque j'ai pu me débrouiller jusqu'à présent sans savoir lire ni écrire?", "ne va-t-on pas à nouveau m'inférioriser?".

 

"Lire et Ecrire" est un lieu où les adultes peu ou pas alphabétisés peuvent trouver des réponses pédagogiques et techniques à leurs problèmes, mais aussi un lieu d'expression et de prise de parole, de réflexion et d'analyse sociale.

Les méthodes et contenus pédagogiques sont axés sur le respect de la personne, de façon à l'aider à se restructurer pas à pas, autour de la lecture et de l'écriture, à son rythme. Ils sont liés aux problèmes qu'elle a à affronter dans sa vie quotidienne. Cela s'inscrit dans la volonté de créer un environnement social sécurisant mais non maternant, qui favorise la solidarité, le respect des différences et qui stimule à lutter contre les inégalités dont la personne et ses semblables ont été victimes. Le participant devient acteur de sa formation.

 

L'ensemble des régionales Lire et Ecrire, dont fait partie l'A.S.B.L. « Lire et Ecrire Brabant Wallon »,  propose trois objectifs très volontaristes pour lutter pour le droit à l’alphabétisation :

- un axe politique: sensibilisation de l'opinion et des pouvoirs publics sur l'urgence qu'il y a à en combattre les causes et à y apporter des remèdes,

- un axe socio-pédagogique: démultiplication des lieux de formations, avec le souci d’une démarche pédagogique et sociale respectant les personnes et visant à leur apporter la meilleure autonomie possible,

- un axe institutionnel: création et développement des structures ainsi que des moyens pour contribuer à lutter pour le droit à l’alphabétisation de qualité en Communauté française.

 

 

 L'A.S.B.L.  « Lire et Ecrire Brabant Wallon » a été créée à l'initiative des mouvements d'éducation permanente chrétiens et socialistes et de groupes de volontaires actifs sur le terrain. Co-financée par différents organismes tels que le Fonds Social Européen, la Région Wallonne, la Communauté Française, le FOREM, quelques communes du Brabant Wallon, l'A.S.B.L. s'inscrit dans une logique d'éducation permanente et d'insertion socio-professionnelle.

 

En tant qu'organisme d'alphabétisation, elle s'adresse à tout adulte de plus de 18 ans qui ne maîtrise pas suffisamment la lecture et l'écriture pour une autonomie dans le quotidien. Elle constitue le premier maillon du parcours d'insertion sur le marché de l'emploi.

 

Afin de répondre au mieux à l'évolution des demandes, le travail de « Lire et Ecrire Brabant Wallon » est organisé en plusieurs axes:

·         les formations à la demande dans les groupes locaux répartis sur le Brabant wallon,

·         les formations intensives organisées à Jodoigne, Limelette, Ottignies, Nivelles et Tubize au sein desquelles il est possible de se préparer et de présenter un chef-d’œuvre pour l’obtention du Certificat d’ Etudes Primaires (CEB)

·         le travail de sensibilisation des agents relais, du public à la problématique de l’analphabétisme,

·         les formations destinées aux travailleurs en entreprises publiques ou privées, en collaboration avec les syndicats et la direction,

·         les formations de formateurs

 

Il peut s'agir de cours de français pour non francophones, de cours d'alphabétisation, de remise à niveau en français et mathématiques, d'ateliers d'écriture, de préparation au permis de conduire théorique, de cours d’informatique ou encore d'aides spécifiques en fonction des besoins.

 

Les formations concernent un public peu ou pas scolarisé qui peut être en difficulté financière ou sociale.

Convention de collaboration entre

 

l’A.S.B.L."Lire et Ecrire Brabant Wallon" et le (la) formateur(trice) volontaire.

 

 

 

1.   L'asbl s'engage à  ...

 

-          offrir une formation aux formateurs volontaires, tout au long de l'année, en fonction des demandes et met à disposition un choix de matériel pédagogique (liste disponible auprès de la régionale),

 

-          coordonner les offres et les demandes de cours, à défaut d'un responsable local, et se tient à disposition du (de la) formateur(trice) pour répondre aux demandes éventuelles,

 

-          organiser des réunions régulières de coordination au sein des groupes locaux,

 

-          garantir toute la discrétion concernant les situations familiales, personnelles, sociales des formateurs et apprenants hors renseignements administratifs (fiches signalétiques),

 

-          prendre en charge les frais liés à l'achat du matériel pédagogique suite à un accord préalable et à concurrence d'une somme forfaitaire déterminée annuellement pour chaque groupe local. Ces ouvrages restent propriété de l'association,

 

-          couvrir certains frais ainsi que les frais de déplacements domicile- mission,

 

-          souscrire à un abonnement au "Journal de l'alpha" pour chaque formateur(trice) et un abonnement au journal "L'Essentiel" par groupe local qui le souhaite,

 

-          contracter une assurance responsabilité civile et accidents corporels pour le formateur et l'apprenant (participant) lors des cours d'alphabétisation et sur le chemin des activités.

 

 

2.     Le (la) formateur(trice) s’engage à ...

 

-          prendre connaissance et se trouver en accord avec la raison d'être, les objectifs visés et les principes pédagogiques de l'A.S.B.L., dans le respect  des opinions de chacun.

 

-          ne pas faire de propagande politique et religieuse, restant libre de ses opinions politiques et philosophiques,

 

-          collaborer étroitement avec la régionale et informer celle-ci ou le coordinateur volontaire du groupe local, des changements importants (abandon ou irrégularité d’un participant, changement d’horaire, difficulté particulière,...)

 

-          remplir la fiche signalétique (cfr. annexe) le concernant, celles concernant les apprenants et compléter mensuellement la feuille de présence des apprenants (en vue des relevés statistiques du public en formation),

 

-          orienter la demande de l’apprenant vers un service spécifique, ou autre centre de formation ou faire appel à la régionale, en cas de problématique sociale vécue par l'apprenant,

 

-          aviser le responsable local, ou par défaut la régionale, si possible au moins un mois à l'avance si pour des raisons quelconques, il n’était plus en mesure de tenir son engagement. Ceci afin d'organiser la reprise des cours dans les meilleures conditions,

 

-          fixer les objectifs en collaboration avec les apprenants, se charger de la préparation, du déroulement et de l'évaluation du cours,

 

-          garder une trace écrite de l’objet du cours, afin de répondre aux contraintes imposées par les pouvoirs subsidiants,

 

-          se soumettre  aux règles primordiales qu'impose le secret professionnel,

 

-          assurer le déroulement du cours uniquement dans les locaux mis à la disposition du groupe local et les organiser de préférence en petits groupes de 3 à 10 personnes,

 

-          participer à la formation de base ainsi qu’à un module de formation tous les deux ans, afin de se tenir informé des nouvelles méthodes de travail, de poursuivre sa formation pédagogique et de pouvoir échanger ses expériences sur le terrain,

 

-          participer aux rencontres locales entre formateurs, organisées par l'A.S.B.L.,

 

-          à donner en moyenne 4 heures de cours par semaine. Certains cours demandent une prise en charge de 6 heures qui sera répartie sur un ou deux formateurs selon leur disponibilité.

 

-          Remarques:..................................................................................................................................................................................................................................................

 

Je déclare avoir pris connaissance de cette convention de collaboration et je m'engage à la respecter.

 

Pour l'A.S.B.L. Lire et Ecrire Brabant Wallon,                     Le (la) formateur(trice),

...............................................................                  …………………………………………….                          

 

 

Fait à Nivelles en deux exemplaires, le

 

Signature:                                                                        Signature:

 

 

                                       3.- Statistiques.

  Fréquentation de votre blog, le début réel de présentation se situe au mois de décembre 2006 et au 25 mars 2008 nous accueillons le 1222me visiteur.










 

  

 

  

 





































information de Jean-Claude 

Par jean-claude - Publié dans : lebenevoles
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Commentaires

" Mesdames, Messieurs, je reste fondamentalement persuadée que la situation d'exclusion des muffins de Jean que certains d'entre vous reconnaissent par leur absence évidente aux tables de Braine l'Alleud, conforte mon désir incontestable d'aller dans le sens de la question qui ne pose aucun évitement, à savoir s'ils n'étaient pas déjà dans l'espace invisible mais bien mouvant de derrière nos cravates."
Commentaire n°1 posté par Marie Ito le 27/03/2008 à 17h18
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